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Revue de projets #7 : le Florain, Monnaie Locale Complémentaire du bassin nancéien

Le Florain est la Monnaie Locale du bassin nancéien. Rencontre avec Samuel colin, un de ses instigateurs, qui nous expose l’intérêt d’une telle démarche au service de la transition écologique.

Faisons connaissance : qui êtes-vous ? Comment en êtes-vous venu à participer au lancement d’une Monnaie Locale ?

Je m’appelle Samuel Colin, je fais partie de la dizaine de personnes à l’origine du Florain, et de la cinquantaine de bénévoles qui se sont impliqués tout au long du projet. Depuis mars dernier, je suis également salarié à temps partiel de l’association. Je me suis impliqué dans le Florain suite à la tenue d’Alternatiba Nancy qui a eu lieu en juin 2015.  Cet événement visait à sensibiliser le grand public aux enjeux de la lutte contre les changements climatiques et présenter les initiatives citoyennes, associatives… qui existent pour s’engager à ce sujet. A cette occasion, une conférence sur les Monnaies Locales et Citoyennes a été organisée, et cela nous a convaincu de l’intérêt d’en lancer une.

Pouvez-nous nous présenter le Florain ?

Le Florain est une Monnaie Locale qui circule depuis octobre 2017 sur le sud de la Meurthe-et-Moselle, principalement sur les agglomérations de Nancy, Toul, Lunéville et Pont-à-Mousson, ainsi que dans les campagnes environnantes. Notre monnaie existe sous forme de billets de 1, 2, 5, 10 et 20 Florains. Elle est gérée par une association spécifiquement créée à cet effet.

Quel sont le principe et l’intérêt d’une Monnaie Locale ?

Une Monnaie Locale Complémentaire (MLC) est un titre de paiement qui circule sur un territoire délimité et au sein d’un réseau d’acteurs choisis (commerces et services de proximité, artisans, producteurs, associations et PME locales), sans possibilité d’épargne ni de spéculation. Ces monnaies sont dites complémentaires car elles ne cherchent pas à remplacer la monnaie nationale mais circulent de façon complémentaire sur le territoire. La parité 1 Euro = 1 MLC est donc nécessaire. Les particuliers peuvent se rendre dans des bureaux de change, gérés par des commerces partenaires, pour adhérer à l’association puis échanger des euros contre des Florains, pour ensuite les dépenser au sein du réseau. Le principal intérêt des MLC est de dynamiser l’économie d’un territoire en incitant les acteurs économiques locaux à travailler les uns avec les autres : quand un commerçant reçoit des Florains de la part d’un client, il doit chercher à les redépenser au sein du réseau, et donc à privilégier des fournisseurs de proximité.

En quoi une telle monnaie peut concourir à des enjeux de transition écologique ?

En favorisant des logiques de coopération de proximité, les Monnaies Locales contribuent à limiter les déplacements et transports de marchandise. Au delà de ce point, la plupart des Monnaies Locales contribuent à orienter la consommation de leurs usagers vers des acteurs économiques qui partagent des valeurs de respect des êtres humains et de leur environnement. C’est notamment le cas du Florain qui dispose d’une charte de valeurs qui va dans ce sens. En outre, tous les acteurs professionnels qui intègrent le réseau du Florain s’engagent sur un défi de leur choix qui vise à améliorer leurs prises en compte de ces valeurs. Ce sont très souvent des défis qui portent sur la préservation de l’environnement.

Quelles sont les limites à ce type d’initiatives ?

Les Monnaies Locales sont un très bel outil au service de dynamiques de transition écologique et citoyennes. Mais ce sont des démarches qui demandent beaucoup d’énergie et d’engagement, de la part des bénévoles, des usagers et des professionnels.

Quels retours pouvez-vous faire sur les premiers mois de vie du Florain ?

Après 11 mois de fonctionnement, on dénombre 560 usagers du Florain, qui font circuler environ 42 000 Florains auprès de plus de 120 structures différentes. Nous avons également pu constater les premières mises en relation entre acteurs professionnels qu’a permis notre monnaie. C’est un résultat encourageant, et conforme à nos projections pour la première année de fonctionnement. Mais ce n’est qu’un début, il nous faut maintenant à la fois fidéliser les personnes membres du réseau et développer ce dernier au-delà du cercle des convaincus !

Quelles sont les perspectives à venir pour cette Monnaie Complémentaire ?

Nous réfléchissons à plusieurs axes de développement, qui ne sont pas forcément tous tranchés à ce jour. Parmi les points déjà décidés, il y a le « 1 % associatif » : à partir du 1er janvier 2019, à chaque fois que quelqu’un ira changer des euros contre des florains, cela déclenchera un don correspondant à 1 % de la somme changé pour une association locale de son choix, sans rien lui coûter (c’est le Florain qui prend en charge ce don). Une bonne raison de se motiver à régulièrement changer des euros contre des Florains !

Quelques projets pour la transition écologique en interview !

Durablement Vôtre est une émission radio de reportages et d’interview diffusée quotidiennement sur une quinzaine de radios locales du Grand Est. Son animateur, Eric Mutschler, est un professionnel des médias engagé depuis longtemps dans le développement durable. A travers son émission, il donne un éclairage riche et varié des initiatives économiques ou sociales de l’Est de la France en faveur d’un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. Quatre des projets de notre écosystème ont été reçus dans l’émission, l’occasion de dialogues qui prennent le temps pour mieux comprendre le sens de l’action de chacun.

Voici tout d’abord Franck Magot, gérant des Fermiers d’Ici, service traiteur bio et local basé à Nancy.

Viennent ensuite Fariborz Livardjani, Laurie Targa, Martine Cros et Léa Delcure, qui présentent leurs activités au sein du Centre Albert Jaeger et de l’association Saulcy EnVert, au service d’une prise en compte responsable des questions de santé environnement :

Voici Claire Zuliani, développeuse Web, qui intègre pleinement les questions énergétiques et écologiques dans son activité, œuvrant à une informatique durable :

Et pour finir, Caroline Antoine, artiste plasticienne et paysagiste, qui met la transition écologique et humaine au cœur de son travail :

Bonne écoute !

 

Revue de projets #6 : l’art et la transition écologique avec Caroline Antoine

Caroline Antoine est artiste plasticienne et anime des ateliers mêlant art et écologie. Elle revient pour nous sur son parcours, et explique en quoi l’art et la transition écologique peuvent se nourrir l’un l’autre.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je suis originaire de Metz. Après l’obtention de mon diplôme national d’arts plastiques aux beaux-arts de Nancy j’ai continué mon parcours avec quatre années à l’École du paysage de Versailles. Cette formation a confirmé ma passion pour l’espace, le paysage et la manière de le capter pour le transformer en maquettes, cartes, croquis, textes… J’ai particulièrement apprécié le travail de groupe avec des architectes, des écologues et des artistes, qui m’a permis de développer ma capacité à prendre la parole en public pour défendre mes projets avec ma propre sensibilité. A ma sortie de l’école en 2013, j’ai cherché à entrer dans des agences de paysage afin d’y mettre en pratique mes savoirs et mes compétences.

J’ai travaillé comme free-lance pour des agences d’urbanisme et de paysages à Angers et Paris mais je ne m’y suis pas reconnue. Il était souvent plus question de rentabilité que de créativité. Je ne souhaitais pas participer à la construction de paysages standardisés. J’ai rapidement eu besoin de revenir sur une pratique artistique plus personnelle. J’ai fait mes premières interventions artistiques dans des classes car mon désir de transmettre ma sensibilité au paysage était forte. Durant ces années j’ai également participé à des stages d’initiation à la permaculture qui m’ont profondément épanouie. J’y ai retrouvé les grands principes de mon école d’architecte paysagiste, favorisant l’analyse de l’existant, et la créativité de mon école d’art, mettant en avant la sensibilité au lieu, l’interdisciplinarité, le travail de groupe dans la bienveillance, l’attention aux besoins de chacun.

Comment est née votre sensibilité aux enjeux écologiques ?

Depuis l’enfance, j’ai besoin de la nature. Marcher dans le jardin, toucher les arbres, prendre le temps d’observer la croissance des plantes, font partie de mon équilibre. Mais c’est à Paris que j’ai découvert le mouvement des villes en transition et la philosophie de Pierre Rabhi. La vision du monde de ce dernier m’a enchantée car j’y ai vu une belle perspective d’avenir dans le respect, la bienveillance et le dialogue. En 2015, je me suis installée à Nancy et tout naturellement je me suis dirigée vers le groupe local des Colibris. Depuis 2016, je propose  ponctuellement des ateliers de pratiques artistiques pour l’association Alternatives Citoyennes de Champigneulles, le club Arlequin de Vandœuvre ainsi que pour l’oasis urbaine de la ferme du plateau de Maxéville.

Comment la transition écologique vient-elle nourrir votre travail d’artiste ?

Ma pratique artistique parle de territoire et d’écosystème. Dans mes dessins et sérigraphies,  humains animaux et végétaux interagissent ensemble dans le même élan de vie. Dans mes sculptures et installations aussi, je m’intéresse aux liens , à la façon dont les êtres et les choses se rencontrent et se transforment les uns les autres. Mes textes poétiques parlent d’intériorité et de cette familiarité à une nature originelle.  Le mouvement, la couleur, la matière vivante habitent mon travail et cherchent à transformer – à mon échelle – le monde qui nous entoure en le rendant un peu plus humain et soutenable. Il est question d’espoir et de fécondité.

Comment voyez-vous les questions de sensibilisation et d’éducation à la transition ?

Je pense que la transition ne peut réellement être effective qu’en proposant de nouveaux outils de communication développant l’empathie, la pensée personnelle et la sensibilité. Il s’agit de nourrir nos besoins pour mieux accompagner un changement sociétal inévitable.

La philosophie dès l’école maternelle (développée par la Fondation SEVE) , la communication non violente (enseignée par le MAN – Mouvement pour une alternative non-violente), la pratique d’une parole poétique personnelle libre et inter-générationelle (encouragée par les cafés SLAM) ainsi que la pratique de la méditation sont, de mon point de vue, des outils de premier ordre pour cette transition, qui est avant tout une formidable aventure humaine.

Après un temps de dialogue et d’écoute, l’acte peut alors se faire de chercher à s’engager dans une des multiples associations qui changent nos habitudes en profondeur par la pratique du compostage, des jardins collectifs, des permis de végétaliser, des habitats partagés, des espaces de co-working, des associations de consommateurs , AMAP et j’en oublie.

En quoi l’art est un moyen utile pour sensibiliser à la transition ?

Il ne s’agit pas autant de sensibiliser à la transition que de chercher à provoquer la rencontre, la confiance en soi et à favoriser l’expérience sensible du monde et de ses beautés, diversités, fécondités, potentialités. Les participant sont invités à devenir acteurs, sujet pensants et agissants.

Dans le cadre de mes interventions artistiques, la rencontre s’expérimente avec soi-même, les autres et son environnement par des exercices de dessins cartographiques, de journaux intimes poétiques, de sculptures en matériaux naturels récoltés et de maquettes d’espaces réels ou fictifs. Ces ateliers sont conçus comme des lieux de liberté créative et bienveillante basée sur l’expérience de l’espace vécu et du faire ensemble. Ainsi des expérimentations sensorielles de mise en lien sont souvent proposées telles que des jeux coopératifs  et des promenades.

Comment serait-il possible d’aller plus loin ?

Je pense qu’il serait intéressant de créer des structures collectives créatrices d’emplois, comme des Coopératives d’Activités et d’Emploi, spécialement dédiées à la transition (sous forme de SCIC, Société Coopérative d’Intérêt Collectif) pour faire corps et apporter un soutien aux multiples talents qui se retrouvent seuls et qui auraient besoin de conseils et de soutien. Les artistes sont des acteurs importants de cette transition et je serais heureuse de voir se développer à Nancy des «AMAP» culturelles comme à Toulouse, Paris et Lyon où sont nées les associations :  «Comme un poisson dans l’art », « Ça va commencer » et « le panier Zam ».

Illustration : Caroline Antoine, Jardin d’union (élément), 2015, galet, graminées, cire d’abeille

L’Atelier Dynamo : vélo et transition écologique

En matière de déplacements, il n’y a pas plus écologique que la marche à pied et le vélo ! On aura faire toute la R&D que l’on veut sur les voitures autonomes, les métros automatiques ou les avions électriques, ceux-ci sont par essence consommateurs de ressources considérables, que ce soit pour les concevoir, les fabriquer, ou les faire fonctionner. En outre, y avoir recours peut avoir un impact carbone moins favorable qu’en utilisant leurs homologues fonctionnant aux énergies fossiles. Bref, l’énergie motrice du futur, dans un contexte d’épuisement des ressources et de limitation de nos impacts, c’est l’énergie motrice de nos muscles !

C’est là que l’initiative de l’Atelier Dynamo prend tout son sens. Cet atelier, installé à Nancy depuis plus de 10 ans, propose à tout un chacun de venir y réparer et entretenir son vélo, pour un coût dérisoire et dans une ambiance conviviale. Dynamo fonctionne en tant qu’association, comptant plus de 1400 membres, et s’appuyant sur le travail bénévole de certains d’entre eux, plus quelques permanents. Les adhérents ont accès à un atelier de mécanique en Vieille Ville, où ils bénéficient des outils nécessaires et de conseils avisés pour réparer leur vélo de manière autonome. En outre, Dynamo organisent plusieurs collectes dans l’année, qui lui permettent de récupérer jusqu’à 1000 vélos. Une majorité est révisée pour être revendue à un prix abordable (moins de 50 euros), et ceux restant sont désossés : les pièces détachés sont mises à la disposition des adhérents et servent à réparer d’autres vélos.

Cet atelier, dont nous sommes membres à titre individuel, nous paraît emblématique de ce qu’est un projet de transition écologique réussi. Tout d’abord, il naît d’une prise en charge des besoins par les acteurs de terrain eux-mêmes, selon une logique bottom-up. Dans le même esprit, ce sont les adhérents qui réparent leur vélo : il ne s’agit pas pour eux de faire faire les réparations par d’autres. Il y a donc un transfert de savoir-faire, dans une logique d’éducation populaire et de montée en compétences de chacun, loin des logiques consuméristes qui poussent chacun à ne plus rien savoir faire de concret. Enfin, le concept clé de l’atelier est le réemploi, et non pas le recyclage. En effet, ce dernier intervient alors que le produit est hors d’usage : on n’en récupère alors même pas les pièces, mais les matériaux, qui généralement sont broyés pour être retransformés, mais le plus souvent avec une perte de qualité importante. Au contraire, à l’Atelier Dynamo, on intervient en repoussant la fin de vie du produit, en permettant de recréer de la valeur d’usage : au lieu d’être mis au rebut, les vieux vélos sont remis à jour et pourront servir potentiellement indéfiniment. En effet, comme le souligne Philippe Bihouix dans L’âge des Low Tech, le vélo est un objet qui ne se périme quasiment pas, à l’opposé de la plupart des objets aujourd’hui, à l’obsolescence très rapide. Le réemploi est donc particulièrement pertinent et efficace dans son cas.

Pour conclure, ce type de projet est aussi emblématique d’une forme de résilience particulièrement à propos. En effet, les politiques publiques en matière de mobilité douce ont tendance à très vite mettre en place des projets complexes technologiquement et lourd logistiquement. Ainsi en est-il des vélos en libre-service, au prix exhorbitant et à l’efficacité douteuse : un tel vélo, connecté de partout, coûte à l’achat plusieurs milliers d’euros et suppose une ingénierie de service complexe et centralisée. Les déboires du nouveau Vélib’ parisien sont là pour le montrer. Or, on compte en France plus de 30 millions de vélos dans les foyers. Ils sont donc disponibles : il suffit de les remettre sur la route. C’est ce que propose l’Atelier Dynamo, avec une structure souple, peu onéreuse, non technologique et s’appuyant sur l’initiative des citoyens. A coup sûr un exemple à suivre dans d’autres domaines !

Devenir une famille à énergie positive

La transition énergétique peut revêtir deux réalités : l’investissement et le changement de modes de vie. Dans un cas, on investit dans de nouvelles capacités de production d’énergie d’origine renouvelable, dans la rénovation des bâtiments, dans des infrastructures de transports collectifs… Côté modes de vie, on apprend à faire avec ce qu’on a pour être le plus sobre possible du point de vue des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre. Et c’est là un défi de taille, car en la matière, chacun est comme un fumeur ou un alcoolique qui affirme la cigarette au bec ou le verre à la main, qu’il « arrête quand il veut ».

Aussi, ma famille a saisi la balle au bond, en participant à un concours animé par l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat (ALEC) de Nancy : le défi Familles à Énergie Positive. Thibaud Diehl, responsable de l’Espace Info Énergie de Nancy, en explique le principe : « Familles à Énergie Positive, c’est un concours d’économies d’énergie, dont l’objectif est de mobiliser le grand public sur les économies d’énergie que l’on peut réaliser au quotidien par des gestes et astuces simples, sans affecter son confort ». Les familles s’organisent ainsi en équipes et c’est parti pour mener toutes sortes de petites actions pour limiter ses consommations de gaz, d’électricité, et d’eau : baisser la température d’appel de son thermostat d’ambiance (un peu en journée, et très fortement la nuit), mettre des boudins en bas des portes, ajouter des rideaux aux fenêtres, installer des économiseurs d’eau sur douches et robinets, éteindre le chauffage en journée dans les chambres, rajouter de l’isolant à ses portes et fenêtres, éteindre systématiquement les lumières quand on quitte une pièce, couper tous les appareils en veille dès que l’on peut (télévision, box internet, chaîne hifi, micro-onde…)… et puis surtout, mettre un gros pull quand il fait froid ! Les enfants se prêtent au jeu, les familles se mobilisent et de nouvelles habitudes se créent. Il faut dire que parfois nécessité fait loi, et que dans notre cas, les factures de gaz incitaient à une reprise en main efficace.

Tout ça pour quel bilan ? Quelques pourcents de baisse de ses consommations de gaz, une diminution plus marquée pour l’électricité, et spectaculaire, en qui nous concerne, pour l’eau. Surtout, on y gagne une prise de conscience collective qu’une famille ne vit pas dans un monde clos, mais est responsable des ressources qu’elle mobilise et des émissions qu’elle provoque. Et ça, en terme éducatif, surtout avec des enfants, c’est essentiel. A travers ce début de changement de comportements, il s’agit de se mettre en chemin, car, comme le dit Thibaud Diehl, « le potentiel de réduction est incroyable, que ce soit sans investir (sobriété énergétique), ou en investissant dans l’efficacité et la performance des équipements que l’on utilise ». Encore faudra-t-il que les économies générées ne contribuent pas à d’autres dépenses énergétiques ailleurs (partir en vacances à l’autre bout du globe par exemple), sinon on n’aura rien gagné. C’est ce qui s’appelle l’effet rebond, qui est au cœur des difficultés que nos sociétés éprouvent à changer les modes de vie. En attendant, nous recommandons l’expérience de la participation à ce défi : des économies réalisées, une sensibilisation utile, et des moments de convivialité qui aident à s’investir !