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Revue de projets #13 : Energéthic

La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) Energéthic a pour mission le développement des énergies renouvelables en Grand Est. Son dirigeant, Dominique Isler, nous présente son activité et ses projets.

Pouvez-vous nous présenter la SCIC Energéthic ?

Energéthic est une coopérative créée par des entrepreneurs qui souhaitent promouvoir les énergies renouvelables sur le territoire lorrain, et la région Grand Est.

Pourquoi avoir créé cette activité sous la forme d’une SCIC ?

Ce statut permet de regrouper les collectivités, la population, et tous les acteurs d’un territoire dans un pacte d’associés, afin de se donner colectivement les moyens de développer les Energies renouvelables (ENR) sur nos territoires. En bref, rassembler les ressources de tous les acteurs d’un territoire au service des ENR.

Vous installez votre première centrale photovoltaïque. Pouvez-vous nous présenter cette opération ?

C’est une centrale photovoltaïque de 36 kWc (KiloWatt crête), qui va produire 34 500 kWh (Kilowatt heure), soit l’équivalence de la consommation annuelle de 12 pavillons. Nous installons les panneaux sur la toiture du foyer rural de la commune de Lelling. Nous avons signé une convention d’occupation de la toiture sur 30 ans à titre gratuit. La commune de Lelling nous rejoint au capital et co-développe le projet avec nous.

Quel est l’intérêt d’ouvrir le financement d’une telle opération au grand public ?

Il y a un double intérêt :

  • Une finance circulaire par laquelle le financement par la population permet le développement économique des projets et la création d’emplois, ce qui entraîne création de valeur et redistribution des bénéfices au bénéfice de la population.
  • Le programme Climaxion, porté par la Région Grand Est et l’ADEME, subventionne des projets coopératifs de ce type.

Quel est le rôle des énergies renouvelables dans la transition énergétique ?

Il y a deux impératifs :

  • L’absolu nécessité de réduire nos émissions de carbone : les ENR ont un bilan carbone non nul, mais bien meilleur que les énergies fossiles .
  • La baisse des ressources en énergies fossiles : les ENR sont renouvelables par définition, les techniques maîtrisées, et il n’y a donc pas de pénurie à prévoir.

Quelles sont les limites des énergies renouvelables, en particulier du solaire photovoltaïque, dans la perspective de la transition énergétique (intermittence, recyclage…) ?

L’intermittence est un sujet qui pose encore un problème. Il n’y pas encore de solution de stockage suffisamment fiables et peu coûteuses en fabrication. C’est pourquoi nous ne vendons pas du rêve en promettant une indépendance énergétique à 100 %. Nous proposons plutôt une mixité des énergies, afin de réduire immédiatement les émissions de CO2. Les clients se protègent également de la monté des prix de l’énergie, car ils ont acquis une part d’ENR dont le prix n’augmentera pas dans le temps. Nous arrivons en fonction de la sobriété des bâtiments jusqu’à 80 % d’autonomie avec les énergies solaires.

Pour le recyclage, la filière s’organise, car la ressources commencent à devenir intéressante pour un industriel. Il n’y pas de problème technique, mais les premiers panneaux arrivent seulement maintenant en fin de vie. Le rendement de production est aujourd’hui garanti 25 ans pour des panneaux de qualité, avec une durée de production d’énergie autour de 40 ans.

Intervenez-vous également sur la question de la sobriété énergétique, des économies d’énergie ?

La bataille des émissions de CO2 se gagnera si on arrive à maîtriser nos consommations énergétiques. Pour maîtriser il faut les connaître précisément, et non pas seulement savoir sa consommation annuelle. Nous installons du comptage low tech afin de détailler le type de consommations (éclairage, chauffage, ventilation, équipements ménagers ou industriels, etc.. ) afin de vérifier la bonne utilisation de l’énergie, et donner les connaissances aux clients, pour qu’ils chassent le gaspillage énergétique et deviennent acteurs de la transition. Ces comptages sont adaptés pour l’habitation, les copropriétés, les bâtiments publics, les bureaux, les commerces et jusqu’à l’industrie.

Quels sont vos projets de développement ?

Ils sont de trois ordres :

  • Développer un outil de création d’alertes automatiques de surconsommation, qui arriveront chez le client et nos services de comptage, afin de pouvoir intervenir immédiatement.
  • Développer les centrales de production citoyenne. Nous avons gagné un appel d’offre de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) pour une centrale photovoltaïque sur un hangar agricole de 1100 m² en Moselle. Nous le financerons avec les citoyens et les collectivités au premier semestre 2020. Et nous avons des projets d’achat d’éoliennes, et de co-développement d’usine de méthanisation. Nous souhaitons en plus de nos prestations d’installations, et de conseils, développer deux centrales de productions ENR par an.
  • Nous engendrons beaucoup trop de déchets lors de nos travaux d’installations. Nous souhaitons mettre en place avec nos fournisseurs pour la fin de l’année 2020 un programme de réduction et/ou de valorisation de nos déchets

Merci !

Crédit photo Guillaume Rambour

Journal de bord de Kèpos #3 : création de la SCIC et souscription

Les six derniers mois ont été très riches pour Kèpos, avec de nombreuses étapes franchies, et des perspectives qui se dégagent, avec en vue la création de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Le projet est d’abord devenu plus visible, à travers notamment la création de son site Internet, réalisé par L’assembleuse, financé par une subvention de la Fondation Amar y Servir, et conçu pour être le plus sobre possible. La vie de ce blog s’est affermie, et son audience s’est consolidée. Enfin, nous sommes sortis du bois au niveau local, en organisant un événement nommé « Ruralité et urbanité en transition », le 10 juillet dernier au Verger de Vincent, à Xirocourt, qui a été un succès avec une centaine de personnes présentes. Nous avons également été présents au colloque du Ceras « Quel travail pour une transition écologique solidaire ? » au mois de mai, à la convention d’affaires transfrontalières des achats responsables organisé par le Cluster ESS de la Grande Région au mois de juin, ainsi qu’à l’événement Start Up de Territoire à Strasbourg début juillet. Bref, Kèpos est de plus en plus présents dans les réseaux de la transition et de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), en Grand Est et ailleurs.

Un printemps 2019 profitable

En même temps qu’il gagnait en visibilité, notre projet a noué des partenariat de plus en plus étroits avec des acteurs clés du territoire. Ainsi en a-t-il été avec le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle, France Active Lorraine et le Plan B, avec qui un projet de Fabrique à initiatives a été déposé auprès de la Région Grand Est, accepté par cette dernière le 17 mai 2019. Cette Fabrique sera opérationnelle en septembre 2019, et sera nommée « la Serre ». Elle vise à repérer sur le territoire des besoins non satisfaits, à imaginer des solutions en réponse et à en étudier la faisabilité, avant de confier ces projets à des porteurs issus de de l’ESS. Ce dispositif sera le seul du genre en France thématisé sur la transition écologique. Avec cette action, Kèpos se positionne donc sur l’émergence de nouvelles activités liées à la transition.

Parallèlement, le collectif des membres de Kèpos s’est étoffé, jusqu’à atteindre plus de 15 jeunes entreprises ou associations, et s’est aussi diversifié pour couvrir une réelle diversité de métiers. Ces entreprises engagées ont dans le même temps passé des seuils de manière très satisfaisante : gain de marchés publics importants, investissement dans de nouveaux locaux, accélération du rythme des commandes, accès facilité à des financements… L’étape actuelle de la vie du collectif vise maintenant à mettre en synergie les compétences des uns et des autres pour monter des offres partagés. Pour ce faire, Kèpos s’est positionné avec une de ses membres, Aurélie Marzoc, designer indépendante, pour répondre à l’appel à projet Tango & Scan. Celui-ci a été gagné le 14 juin dernier, permettant à Kèpos et Aurélie Marzoc de bénéficier d’un financement de la Métropole du Grand Nancy pour mener une opération de design de services permettant de construire ces offres partagées dans un dialogue avec leurs futurs utilisateurs.

Enfin, ce semestre a été mis à profit pour mettre sur pied un programme de formation dédié à la transition écologique des organisations, notamment construit par une future collaboratrice de Kèpos, Laure Hammerer. Cette offre de formation modulaire s’intitule « Initiez votre transition écologique » et a pu être testée avec succès auprès d’un hôtel 4* de la région parisienne. A coup sûr, entreprises et territoires sont beaucoup plus mûrs pour profiter de telles formations qu’il y a 10 ou 15 ans, où le concept clé était celui de développement durable.

Ouverture du capital de la SCIC Kèpos

Aujourd’hui, Kèpos en est à une étape clé de sa jeune histoire, puisque sa transformation en SCIC est imminente, prévue pour le 27 août 2019. Différents partenaires ont permis d’avancer sur ce chemin : l’Union Régionale des SCOP Grand Est, qui a apporté son ingénierie juridique, France Active Lorraine pour les aspects financiers, de même que la société financière de la Nef. L’été est consacré à la réunion des fonds nécessaires au lancement de l’entreprise.

Pour cela, votre concours est essentiel, car une SCIC comme Kèpos est avant tout un projet collectif, ouvert à la participation de chacun ! Un des meilleurs moyens de nous soutenir est de prendre des parts dans notre SCIC. Associés à la gouvernance du projet selon le modèle un homme = une voix, vous devenez partie prenante de son ambition, en contribuant à son financement et à sa mise en œuvre concrète par, pourquoi pas, le partage de vos compétences ou de votre réseau. Notre volonté est bien d’associer le plus largement possible notre projet aux hommes et femmes qui veulent s’engager.

En souscrivant, vous serez affectés à un collège d’associés soutenant le projet, avec d’un côté les personnes morales, et de l’autre les personnes physiques. Chacun de ces collèges dispose de 10% des droits de vote en assemblée générale. En outre, si vous souscrivez à titre personnel, vous bénéficierez d’une réduction d’impôt sur le revenu de 18% du montant investi.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez consulter notre brochure pour les investisseurs. Et surtout, rendez-vous donc sur la page « Nous soutenir » du site Internet de Kèpos ! Et à bientôt pour faire avancer ensemble la transition écologique, ici et ailleurs !

Photo : Ruralité et urbanité en transition, crédit : Guillaume Rambour

Journal de bord de Kèpos #2 : structurer la démarche

Les six premiers mois (de janvier à juin 2018) de Kèpos ont permis de tester l’idée. Ce test a pris la forme d’un premier collectif d’entreprises, qui ont pu ensemble définir la vision qui présidait à leur rassemblement. Dans le même temps, l’idée a été présentée à un certain nombre d’acteurs, qui ont pu apporter leur éclairage sur les facteurs clés de succès d’une telle démarche. Au mois de juin 2018, la feuille de route était donc considérablement éclaircie, permettant de définir les enjeux auxquels il s’agissait de répondre, les objectifs de la démarche, les outils et méthodes à utiliser et les modalités de financement à mobiliser. A partir de là, le deuxième semestre 2018 allait être le temps de la structuration.

D’un point de vue juridique, cette structuration s’est faite en deux temps. Tout d’abord, Kèpos a été accueilli au sein de la Coopérative d’Entrepreneurs Synercoop, une SCIC autogérée basée en Meuse. Celle-ci a permis que Kèpos puisse facturer, et surtout a ancré le projet au sein d’un écosystème de l’Economie Sociale et Solidaire très favorable. Ceci s’est également traduit par le transfert de méthodes et de compétences, de Synercoop vers Kèpos, notamment quant aux questions de gouvernance partagée. Cela étant, ce n’était pas Kèpos en tant que collectif qui était accueilli au sein de Synercoop, mais plutôt son coordinateur, ce qui limitait les marges de manœuvres. En particulier, il était de plus en plus demandé, de la part du cercle de partenaires en train de se construire autour de Kèpos, que le collectif se dote d’une personnalité juridique propre. A moyen terme, l’objectif était bien que celle-ci soit créée sous le format d’une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). Afin de progresser petit à petit, les membres de Kèpos ont choisi de passer par une étape associative. C’est ainsi que l’association de préfiguration de la SCIC Kèpos a été créée le 11 décembre 2018. Il s’agit là d’une phase transitoire, celle-ci devant se transformer en SCIC avant l’été 2019. Ce type de processus présente l’avantage qu’il y a continuité de la personnalité morale quand l’association se transforme en SCIC : les conventions passées par l’une sont conservées par l’autre. C’est d’ailleurs, à notre connaissance, le seul cas où une association peut se transformer en entreprise.

Le deuxième chantier de cette phase de structuration concernait le financement de l’initiative. De premiers jalons ont été posés en la matière. Tout d’abord, les membres du collectif ont commencé à contribuer à son fonctionnement. Calculée en fonction de la marge brute de chaque entreprise, une participation est demandée à chacun trimestriellement. Cette contribution est bien sûr appelée à croître au fur et à mesure que les activités des membres vont se développer. Une deuxième source de financement a été initiée, à travers la réalisation de prestations pour les membres du collectif. En l’occurrence, il s’est agi de prestations d’assistance dans la recherche de financements, ainsi que de services de facilitation commerciale. Enfin, un premier essai de demande de financement auprès d’une fondation a été réalisé. Ce galop d’essai, auprès de la Fondation Amar y Servir, abritée par la Fondation Terre Solidaire, a été couronné de succès. La somme récoltée permettra de professionnaliser la communication du projet. Dans le même temps, un certain nombre de contacts a été pris dans la perspectives de soutiens publics ou privés, financier ou non, permettant d’envisager avec confiance les prochaines étapes : la création et la structuration de la future SCIC.

Enfin, le dernier axe de structuration du projet durant ce deuxième semestre 2018 a concerné la cohésion du collectif. Celui-ci s’est d’abord étoffé de nouveaux membres, qui ont permis de diversifier et renforcer ses compétences. L’objectif est d’arriver le plus tôt possible à une vingtaine de membres engagés de manière pérenne et déterminée. Ensuite, les interactions entre les membres se sont développées. Cela a pu prendre la forme de collaborations, ponctuelles ou plus durables, au service de la résolution de problématiques des uns ou des autres. Cela est encore émergent, mais les promesses sont là. Autre point de satisfaction : la cohésion du groupe monte en puissance. Chacun connaît mieux l’autre et ressent l’effet positif de prendre part à un groupe qui partage les mêmes valeurs et engagements. Il est de plus en plus clair que chacun prend du goût à la rencontre avec l’autre. De plus, des projets communs commencent à émerger. Ceux-ci concernent pêle-mêle la création d’un pôle d’activités de la transition écologique à Nancy, la mise en route d’une halle commerciale dédiée à la transition, la commercialisation commune de prestations auprès des entreprises du territoire, l’organisation d’une exposition d’art contemporain, ou encore l’élaboration d’une dispositif de préincubation des entreprises de la transition, dans le cadre de l’Appel à projets de la Région Grand Est « Fabrique à projets d’utilité sociale ». Enfin, l’intégration de Kèpos dans son environnement socio-économique se conforte, dans la foulée de discussions fructueuses avec le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle, ou encore le Plan B.

Bref, l’enthousiasme est là ! Nous tous, membres de ce projet, vous en souhaitons autant pour cette nouvelle année 2019 ! Puissions-nous tous être des acteurs engagés et joyeux au service des autres, du monde et de notre planète !

L’action collective au défi des économies d’énergie

Clairlieu est un lotissement construit dans les années 70 situé sur la commune de Villers, sur les hauteurs de Nancy. Aujourd’hui, les 1310 pavillons en plaques de béton, conçus avant le premier choc pétrolier et affichant des performances thermiques catastrophiques, doivent être rénovés pour répondre à l’enjeu des économies d’énergie. A l’heure où ce type de rénovation est au cœur des politiques publiques de performance énergétique, le cas de Clairlieu apporte une réponse originale à ces défis.

L’initiative est partie des habitants il y a une dizaine d’année, ceux-ci sentant que la situation n’était plus tenable. Ils ont alors imaginé un système à trois dimensions, permettant de maximiser les synergies sur le territoire :

  • Premiers concernés, les habitants sont demandeurs des travaux. Maîtres d’ouvrage, ils sont eux-mêmes susceptibles de participer aux travaux de rénovation en tant que bénévoles, chez eux bien sûr, mais aussi chez les autres.
  • Une association, Clairlieu Eco-Défi, fait vivre la dynamique sur le quartier : sensibilisation, communication, aide aux maîtres d’ouvrage pour obtenir des financements publics, organisation de crowdfundings, etc…
  • Une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) a été créée, Clairlieu Eco Rénovation Solidaire, qui réalise les travaux. Cette SCIC a été créée par les habitants eux-mêmes, sous la houlette de professionnels du bâtiment habitant le quartier. Les habitants peuvent être associés à la SCIC en tant que bénéficiaires de ses services.

Ce triptyque permet de lier efficacement écologie, économie et solidarité. En effet, la rénovation de ces maisons pose des problèmes spécifiques pour lesquelles il était nécessaire de concevoir des solutions ad hoc. Les premières années de la SCIC ont donc été consacrées à mener une activité de Recherche et Développement (R&D), débouchant sur quelques brevets et permettant de répondre techniquement aux besoins propres à ce type d’habitat. Le parti a été pris de privilégier des produits fabriqués localement et biosourcés. Pour faire face à la hausse des coûts qui en résultait, la SCIC a développé des solutions semi-industrielles sous forme de caissons isolants qui viennent se plaquer sur les murs de la maison et remplacer son toit. Ainsi, le temps de travail en usine tend à croître, et celui sur le chantier à décroître, permettant une conduite des travaux efficace et rapide. Le travail de R&D qui a été fourni a permis à la SCIC de s’engager auprès de ses bénéficiaires sur l’obtention du label BBC (Bâtiment Basse Consommation), et ce pour un coût bien moindre que les solutions classiques utilisant ce type de produits.

Ce qui est singulier dans le cas de Clairlieu, c’est que l’initiative part des habitants et est assumée collectivement. Il ne s’agit pas d’une succession d’initiatives individuelles, mais d’une logique solidaire qui trouve elle-même les propres solutions à ses besoins. De plus, les habitants bénévoles fournissent environ un quart du temps de travail total nécessaire à la rénovation, et ce, sans gêner l’obtention d’une garantie décennale. L’association permet de nourrir la dynamique collective, alors que la SCIC est là pour apporter les solutions techniques. A aucun moment le maître d’ouvrage n’est laissé seul face à sa problématique, et ce sur l’ensemble des dimensions d’un projet : financement, conception, réalisation. Les profits obtenus par la SCIC restent sur le territoire, œuvrant ainsi à un circuit local de l’argent.

Ainsi, l’exemple de Clairlieu donne à voir une prise en charge locale d’un besoin local, misant sur l’action collective et l’implication des habitants du territoire, et ce en développant une offre intensive en connaissance, avec dépôt de brevets à la clé. En somme, une solution exemplaire apportée à un besoin majeur de la transition énergétique ! Il restera à résoudre sur ce type de quartier périphérique la question des déplacements, mais c’est un autre problème ! En attendant, après une dizaine de maisons rénovées pour affiner les solutions techniques,  1300 pavillons sont à rénover !